Visite de Quebec

Nous voici donc à Québec.

Comme nous passons nos nuits à Lévis (voir la photo aérienne), nous devons traverser le St-Laurent pour nous rendre dans la belle ville. En effet, pas question de prendre notre motorhome pour visiter la vieille ville. Alors, taxi et traversier au programme (btw, c’est franchement bon marché tout cela).

Une fois arrivé de l’autre côté, instantanément, nous nous sommes souvenus pourquoi nous avions choisi de passer nos vacances dans la nature, à la sauvage. Partout, je dis bien partout, des touristes à perte de vue. Certes, nous visitons une ville qui est connue mondialement, et surtout, nous allons dans les quartiers qui sont dans tous les guides touristiques. Ceci dit, un touriste à Genève va automatiquement voir le jet d’eau, sinon il n’a rien vu de Genève. Peu d’entre eux s’aventurent jusqu’à Carouge, aussi belle soit-elle (heureusement d’ailleurs).

Alors disons que nous sommes allés rendre visite au “jet d’eau québecois, le Château Frontenac (et que nous remettons à plus tard la visite du “Carouge québecois”, s’il existe) et qu’il est très fréquenté. Cet édifice, qui surplombe le fleuve, est est en fait un hôtel de luxe, placé au coeur de la vieille ville. Cette dernière est constituée de petites rues, pleines de restaurants tous plus fréquentés les uns que les autres, présentant tous une carte billingue à l’entrée (à éviter soigneusement). Il y a également une multitude de petits magasins de souvenirs ou de pseudo-artisants qui vendent tout et n’importe quoi aux différents touristes que nous sommes.

Mais si l’on arrive à faire abstraction de toute cette agitation environnante, et que l’on regarde un peu la ville elle-même, on se rend compte qu’elle a un certain charme. Son passé historique mouvementé, à laissé un héritage architectural mélangé entre des racines françaises et britanniques. Situé sur une colline, la vieille ville rappelle, par endroits, la butte Monmartre, à Paris, avec ses escaliers, ses rues escarpées et ses artisans.

Pour faire passer l’après-midi plus rapidement, et pour éviter un peu les bousculades dans la foule, nous décidons de prendre un guide et de faire le tour de la ville en calèche (typique me direz-vous : c’est vrai !). Et nous sommes tombés sur un guide (non, un personnage !) qui s’est révélé être une véritable mine d’informations sur la ville. Très sympatique, il nous a présenté les grandes lignes de l’histoire de Québec (on a pas retenu tous les noms de généraux ni ceux des batailles), les petites histoires des différents immeubles que l’on croisait (la maison où a résidé St-Exupéry par exemple), sa non-affection pour l’envahissement progressif de la ville de Québec par les Américains (ils semblent acheter beaucoup d’immeubles) et même ses préférences politiques (il n’aime pas beaucoup la nouvelle mairesse - madame le maire en québécois - de la ville). A la fin de la visite, il nous conseille également pour le resto du soir….

Et quel restaurant mes amis ! Spécial vrai cuisine canadienne : Restaurant Aux anciens canadiens. Spécialité : les trois mignons : Caribou, bison et cerf, grillés, sauce cognac et poivre rose. Un délice. Même les filles ont apprécié leur saumon. Le dessert est bien évidemment dédié au culte du sirop d’érable… Sans commentaires.

Après cette orgie culinaire, retour au traversier pour retrouver notre chez-nous, sur le terrain de camping. Un bon repos avant une longue journée demain : visite de l’aquarium de Québec, et visite d’une réserve indienne (+ shopping, si affinité :P)….

Aller, dodo maintenant.

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